Dans la poursuite de sa mission de favoriser l’accessibilité à l’enseignement supérieur dans les Laurentides, le PESLAU s’est penché sur certaines données disponibles caractérisant le secteur dans la région, en comparaison avec l’ensemble du Québec.
Niveau de diplomation de la population
Quelque 44,9 % des adultes de 25 à 64 ans résidant dans les Laurentides détiennent un diplôme collégial et ou universitaire, une proportion inférieure à la moyenne québécoise de 52,3%. Celles-ci varient considérablement d’une MRC à l’autre, passant de 30,7% dans Antoine-Labelle à 54,3% dans Thérèse-de-Blainville.

Source : Regard 360
Nouveaux inscrits
La région comptait 3155 nouveaux inscrits à la formation collégiale en 2020, 59 % dans un programme préuniversitaire, 28 % dans une formation technique et 12 % en tremplin DEC. Pour l’ensemble du Québec ces proportions sont semblables, soit respectivement 59 %, 31 % et 10 %. Le nombre moyen de nouveaux inscrits de 2010 à 2020 pour les Laurentides est 3393, soit un taux d’accroissement annuel moyen est de -0,9% sur cette période. La diminution est légèrement moins marquée pour l’ensemble du Québec, soit -0,6%.
Sur la moyenne des nouveaux inscrits de cette décennie, 57,9% sont des femmes et 42,1% sont des hommes (au Québec : 56,7 % et 43,3%).
Indicateurs de réussite des études collégiales
Bien que l’obtention d’un diplôme demeure le symbole principal en matière de réussite des études collégiales, d’autres indicateurs sont importants à observer tout au long du parcours.
Outre l’obtention d’un diplôme, d’autres indicateurs collégiaux sont importants à observer tout au long de parcours. Tel que mentionné dans le Guide d’appropriation des dimensions de la plateforme Regard 360 :
- Les nouvelles et nouveaux inscrits qui présentaient une moyenne générale au secondaire de moins de 75 % au secondaire sont plus à risque de ne pas réussir tous leurs cours à leur premier trimestre d’inscription.
- En matière de transition depuis le secondaire, le taux de réussite des cours au premier trimestre est également un indicateur suivi.
- La réinscription au troisième trimestre est aussi considérée comme un indicateur de réussite : que ce soit dans le même programme ou dans un autre programme d’études, le fait de se réinscrire pour un troisième trimestre (donc une deuxième année) est gage de persévérance et de réussite.
La région des Laurentides est comparable à l’ensemble du Québec sur ces trois indicateurs.
Le taux d’obtention d’un diplôme d’études collégiales (DEC) au terme de la durée prévue du programme d’études est plus faible pour les Laurentides que pour l’ensemble du Québec. À noter que cette mesure est prise également deux ans après cette durée prévue, mais les données disponibles ne sont pas récentes. Le graphique ne permet dont pas de prendre en compte les étudiant.e.s qui n’auraient pas poursuivi un parcours linéaire, par exemple parce qu’ils ou elles auraient fait un changement de programme en cours de route ou auraient choisi, pour diverses raisons, d’alléger leur horaire de cours.
Le Guide d’interprétation de ces données souligne également que « La population collégiale, ainsi que les parcours qu’elle emprunte, se sont beaucoup diversifiés au cours des dernières années. ».

Source : Regard 360
Domaines d’études
Le graphique suivant illustre les grandes catégories de domaine d’études des personnes résidant dans les Laurentides et au Québec selon la Classification des programmes et le recensement 2016. Les programmes en gestion ou commerce, ou encore d’architecture et génie se démarquent. Les écarts entre la région des Laurentides et l’ensemble du Québec sont faibles, mais s’observent principalement en sciences sociales et droit, architecture et génie ou pour la catégorie Services personnels, de protection et de transport.

Source : Statistique Canada
Le PESLAU est une initiative conjointe des établissements d’enseignement supérieur des Laurentides. Il mobilise les deux ordres (collégial et universitaire) pour rendre les parcours académiques plus accessibles, fluides et en adéquation formation-emploi. Concrètement, le PESLAU crée un environnement mobilisateur pour stimuler et soutenir la réalisation d’initiatives académiques innovantes et attractives qui encouragent la réussite et l’accessibilité à l’enseignement supérieur. À l’instar d’autres pôles régionaux, il est financé par le ministère de l’Enseignement supérieur.
Sources :
- Statistique Canada – Principal domaine d’études – Classification des programmes d’enseignement (CPE) 2016 (432), situation d’activité (8), plus haut certificat, diplôme ou grade (15), âge (9) et sexe (3) pour la population âgée de 15 ans et plus dans les ménages privés du Canada, provinces et territoires et régions économiques, Recensement de 2016
- Regard 360

